Panoramax : transférer ses photos Mapillary, retour d’expérience
Capturer des images du monde réel et les poser sur une carte, c’est économiser du carbone pour une multitude de cas d’usage. Depuis 2016, je photographie les routes et les pistes de Maurienne avec un smartphone fixé au pare-brise, et j’envoie les images sur Mapillary.
En novembre 2023, j’ai commencé à transférer toutes ces photos vers Panoramax, l’alternative libre et française lancée par l’IGN et OpenStreetMap France. Voici le matériel, les outils utilisés, la façon de visualiser le résultat dans QGIS et ce qui a changé depuis.
Article d’Alex, mis en forme avec Claude (rédaction et vérification). Mis à jour le 13 octobre 2026.
En bref
- Le point de départ : des photos prises pour Mapillary depuis 2016 (plus de 600 000 en 2024, d’après la lettre n°10).
- Le transfert (2023) : mapillary_download pour récupérer les photos, puis geovisio_cli pour les envoyer sur Panoramax.
- Le résultat : la « poule » des vallées de Savoie se dessine sur la carte ; 1,5 million de photos envoyées en février 2024.
- Le matériel : des smartphones d’occasion et une ventouse RAM Mount, après des ventouses bas de gamme.
- La visualisation : une couche de tuiles vectorielles dans QGIS, branchée sur l’API de Panoramax.
- Mise à jour 2026 : geovisio_cli s’appelle désormais panoramax_cli, et Panoramax est intégré à cartes.gouv.fr.
La « poule » commence à se voir
La « Poule » 1commence à se voir !

Mapillary, depuis 2016
L’aventure Mapillary a commencé pour moi vers 2016, avec un Galaxy S5 à l’écran cassé.
Le matériel de capture
Un smartphone d’occasion, à l’écran cassé, livré à La Norma 🙂



La ventouse, le point faible
En 2019, les ventouses offertes par Mapillary étaient de très, très mauvaise qualité.

En 2020, avec une ventouse haut de gamme :

Je vous conseille vivement la ventouse RAM Mount :


En 2021 :

Novembre 2023 : transférer ses photos de Mapillary vers Panoramax
Pendant plusieurs jours, j’ai récupéré les images de mon compte Mapillary et je les ai renvoyées vers Panoramax, en deux étapes :
- Télécharger ses photos depuis Mapillary avec mapillary_download, l’outil de Stéphane Péneau (Carto’Cité). Il récupère les photos d’une séquence avec un jeton d’accès Mapillary. Les photos arrivent floutées, à une résolution proche de l’originale, avec leur position, leur orientation et leur horodatage.
- Les envoyer sur Panoramax avec geovisio_cli, l’outil en ligne de commande officiel de Panoramax.
L’envoi en cours, le 5 novembre 2023 :

Mise à jour 2026 : geovisio_cli est devenu panoramax_cli
L’outil d’envoi a changé de nom. Il s’installe désormais avec pip, et son dépôt a rejoint gitlab.com/panoramax/clients/cli (l’ancienne adresse redirige). Version 1.4.1 en juillet 2026 :
pip install panoramax_cli
La syntaxe d’envoi est décrite dans la documentation du dépôt.
Panoramax, l’alternative libre

« L’alternative libre pour photo-cartographier les territoires
https://panoramax.fr/
Panoramax est une ressource numérique permettant la mise en commun et l’exploitation de photos de terrain. Toute personne peut photographier des lieux visibles depuis la voie publique afin d’alimenter la base de données de Panoramax. Ces données sont ensuite librement accessibles et réutilisables par tous. »
Panoramax a été lancé en 2022 par l’IGN et OpenStreetMap France. Le réseau est décentralisé : j’envoie mes photos sur l’instance d’OpenStreetMap France, panoramax.openstreetmap.fr. Les statistiques sont en ligne sur panoramax.fr/stats.
Mise à jour 2026 : Panoramax est intégré à cartes.gouv.fr, ouvert au grand public le 25 juin 2026. La presse parle alors de près de 110 millions de photos, prises par plus de 2 000 contributeurs. En août 2025, j’avais fait un premier test de l’application Panoramax (lettre n°54).
Zoom sur mes contributions
Certaines zones ont beaucoup de passages :

Quelques télésièges aux Karellis :
Des pistes équipées de fibre optique 🙂
Visualiser ses photos dans QGIS
Pour voir les zones couvertes, ajoutez dans QGIS une couche de tuiles vectorielles (Vector Tiles), par exemple nommée « panoramax api », avec cette adresse :
https://panoramax.openstreetmap.fr/api/map/{z}/{x}/{y}.mvt

L’outil d’identification de QGIS permet alors de retrouver chaque photo (modulo un appel à l’API).

Le plugin QGIS
- gitlab.com/panoramax/clients/qgis-plugin (anciennement gitlab.com/geovisio/qgis-plugin)
5 novembre 2023 : ne fonctionne pas sur QGIS 3.22. Début avril 2024, PanierAvide a aussi intégré Panoramax à l’extension QGIS Lat Lon Tools (lettre n°6).
Centipede et précision centimétrique
Si vous avez un rover Centipede, pensez à capturer vos images avec une précision centimétrique 🙂 Voir aussi : sortie Centipede en Maurienne pour améliorer le tracé des routes dans OpenStreetMap.
Contactez-moi si vous avez des questions sur le sujet.
Pour aller plus loin
- Panoramax update : 1,5 million de photos envoyées (février 2024)
- Panoramax, quel bilan tirer de la phase de construction ? (Geotribu, octobre 2023)
- Site officiel de Panoramax
- Instance OpenStreetMap France
- Forum des géocommuns, catégorie Panoramax
Sources
- Captures d’écran et photos d’Alex (2018 à 2023) ; lettres n°6, 10, 13 et 54 de « L’Univers n’est pas la limite ».
- Forum geocommuns : présentation de mapillary_download.
- PyPI : panoramax_cli et dépôt GitLab du client.
- Wikipédia : Panoramax (lancement en 2022 par l’IGN et OpenStreetMap France).
- Clubic, juin 2026 : cartes.gouv.fr et Panoramax.
Tous les articles sur ce thème : IA, data et numérique depuis les Alpes
- La Poule, c’est la forme des vallées de la Tarentaise & Maurienne ↩︎
Qui écrit ici ?
Je suis Alexandre Modesto. Depuis plus de vingt ans, je connecte la Maurienne au monde (fibre, webcams, faisceaux hertziens) et je suis ses laves torrentielles et ses éboulements sur le long terme. En savoir plus sur moi ou m’écrire.
Toutes les deux semaines, ma lettre L’Univers n’est pas la limite part d’une observation de terrain et dit ce que l’IA, l’énergie et le climat changent. Gratuite, sans publicité, et on se désabonne en un clic.